Un crève–cœur, une épine dans le pied, un dilemme, c’est ce que suscite en moi les derniers développements de la taxe Carbone et la présentation qui en est faite depuis peu.
Je n’arrive pas à me décider. Etre super emballé par l’idée que cela influera nos modes de vies, de consommation ? Ou se soucier que ce nouveau dispositif pourrait altérer le maigre confort ou accentuer la détresse (choisissez la version en fonction de votre référentiel ou grille de lecture politique*) des ménages en mal de pouvoir d’achat ?
Pour tout dire, j’avoue ne pas tout comprendre. Je saisis qu’il s’agit de taxer à la source et donc au porte-monnaie des consommateurs, un montant variable en fonction de l’origine de la production d’énergie et de son impact écologique. Pourquoi pas ? Tout cela a l’air super ficelé. Et puis, je n’ai pas vu « Home », mais il faut faire quelque chose pour la planète. Et ils sont nombreux à la dire.
Par contre, coté redistribution, c’est clair comme l’eau du Quinic au milieu des algues vertes : un chèque vert ? Pour qui ? …. Compliqué, Celui-ci (Michel ROCARD) a d'ailleurs précisé lundi que la manière de compenser la taxe n'est "pas encore tout à fait mise au point".
Du coup, il faut se faire une opinion avec ca.
Moi, je n’y arrive pas. Je découvre, l’espace d’un moment, ce que peut-être le désarroi de vivre une vie comme un centriste qui veut ménager la chèvre et le chou, l’ours du bearn et les chevaux de François.
Je parcours frénétiquement les sites des éditions virtuelles des quotidiens nationaux, en quête d’une réponse qui viendrait peut-être d’un de ces chroniqueurs d’un jour . Et je lis :
« Je suis désolé mais habiter à 50km de son bureau; Faire + de 100 km par jour en voiture est une aberration écologique. Rapprochez vous des villes ou changez d'activité. » Mais encore « LA TAXE PERMET DE SE PREPARER AU FUTUR avec une énergie chère. Grâce à la taxe, MOINS DURE SERA LA CHUTE, car les ingénieurs auront déjà travaillé, les bons comportements seront acquis lorsque les temps difficiles arriveront. » OU « A l’appui de ma première proposition je vous propose le petit calcul suivant : la Chine ajoute chaque année, a minima, 40000MW de puissance installée en centrales charbon. C’est un chiffre bas. Ce qui ajoute chaque année 300 millions de tonnes de CO2 à la production de l’année précédente. Les 30 millions de voitures qui roulent en France produisent approx. 70 millions de tonnes de CO2 par an (1000litres /véhicule).
Supposons que les français, sous la pression fiscale de la taxe, réduisent leur consommation de carburant de 10%. Leur production de CO2 diminuerait donc de 7 millions de tonnes. Ce faisant ils compenseraient 2.5% de la production additionnelle des centrales charbon chinoises. Epsilonesque.
Pour compenser les 300 millions de tonnes de CO2 que les chinois vont ajouter dans les 12 mois à venir il faut mettre à la casse les 180 millions de véhicules particuliers qui roulent en Europe aujourd'hui. Et c'est un fusil à un coup. »
Bref, le pire côtoie le meilleur, comme d’habitude. Mais je ne suis pas centriste, et il faut bien choisir. Alors, je me dis : « demain, quand tu te brosseras les dents, continue de ne pas laisser l’eau couler. Et quand tu te rases, ne fais pas comme d’autres, ne réfléchis pas. Ou alors, éteins cette ampoule. »
La taxe carbone, ca ressemble à une mauvaise solution à un vrai problème. Dans l’état actuel de mes connaissances.
* Le télégramme de Brest ce jour, à propos du mariage de Kamar et Adil hier, ordonné par la préfecture après les refus successif du Maire de Loudéac, on peut lire en commentaire « le favoritisme dont bénéficient les émigrés clandestins en situation irrégulière »… Taxer la connerie, pour la planète, ce serait salutaire.
Ndlr : les commentaires cités sont ceux de leurs auteurs sur le site http://www.libération.fr
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